Cinéthon: résultats!

D’abord merci à tous ceux qui ont participé à notre premier « Cinéthon » et nous ont permis de reverser 193,20 euros au Téléthon!

Parmi ceux qui ont joué, 10 spectateurs ont trouvé les 5 bonnes réponses au quizz. Il s’agit de:

Catégorie adultes: Gandin Thérèse; Marlois Nathalie; Michalet Sophie; Virton Thierry; Ravier Eva

Catégorie enfants: Marthoud Quentin; Ballot Nina; Marteau Susie; Marthoud Lucie

(+ une dixième personne qui a oublié d’inscrire son nom!)

Les 9 personnes dont le nom est cité ci-dessus peuvent se rendre à l’accueil du Cinéfestival aux heures des séances pour retirer leur lot (affiche de cinéma)

Réparer les vivants, de Katell Quillevéré – jeudi 1er décembre 2016 –

« Réparer les vivants » est en fait une expression de Tchéchov. Maylis de Kérangal l’a choisie comme titre de roman. Ce livre, publié en 2014,  a été plébiscité par le public et la critique ; il a inspiré également plusieurs pièces de théâtre. Katell Quillevéré, la réalisatrice, connaît l’auteure et après avoir lu le roman, a décidé de l’adapter au cinéma.                                                                Son film précédent : « Suzanne » était centré sur peu de personnages et se déroulait sur 20 ans. « Réparer les vivants » au contraire, met en scène une quantité de rôles sur une durée de 24h. La cinéaste réussit à faire tenir 24h en 1h40 et ce sans précipitation excessive, grâce à son écriture cinématographique : aux travellings pour toutes les scènes de vie, de flux s’opposent des plans fixes.

Les séquences d’ouverture, à la fois fortes et poétiques sont dues au travail du chef opérateur : Tom Harari qui nous livre de superbes images prises dans la région du Havre. Pour ce film, qui n’est pas médical pour autant, producteurs et réalisatrice ont travaillé en étroite collaboration avec l’agence de biomédecine, qui exerce des missions notamment dans les domaines du prélèvement, de la greffe d’organes, de tissus. Des médecins de cette agence ont relu le scénario et validé l’aspect médical.                                                                                                   L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et l’hôpital Necker ont servi de lieu de tournage : une aile d’hôpital désaffectée a été réaménagée pour le film.                                                                         Tous les acteurs ont suivi une formation à l’hôpital, en adéquation avec leurs rôles. Quand ils sont arrivés sur le tournage, ils étaient tous chargés de ce vécu. Néanmoins, par souci d’exactitude, les mains de certains acteurs ont été doublées par celles de vrais chirurgiens. Parmi les acteurs, on citera : Emmanuelle Seigner, bouleversante dans le rôle de mère ; Kool Shen, que l’on a connu d’abord par le groupe rap NTM, joue une partition juste en tant que père ; Tahar Rahim, remarqué dans « Un prophète » de Jacques Audiard ; Dominique Blanc, toujours excellente ; Anne d’Orval, actrice québecoise qu’on a vue dans « Mommy », tous constituent les maillons d’une chaîne de solidarité et savent nous redonner la sensation du lien entre les individus.                                                                                                                                     Katell Quillevéré, cette jeune réalisatrice de 36 ans, ne voulait surtout pas faire un film larmoyant ; elle a su trouver un équilibre délicat en préférant l’empathie. « Je veux raconter cette histoire du côté des vivants », dit-elle.

Denise Brunet

La projection est suivie d’une discussion avec les membres de France ADOT : association pour le don d’organes et de tissus humains.

 

Projet associatif

Après des séances de travail très fructueuses, le projet associatif est présenté en CA puis validé le 9 septembre 2016. Il est présenté officiellement aux adhérents le 24 novembre.

Vous trouverez ci-dessous la présentation faite aux adhérents.

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Vous trouverez ci-dessous le document dans son intégralité.

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Toiles Emoi s’associe au Téléthon

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Les 1er, 2 et 3 décembre, Toiles Emoi s’associe au Téléthon organisé par la ville d’Ambérieu. Des cartes jeux seront vendues au cinéma (prix libre totalement reversé au Téléthon). Vous jouez, vous déposez la carte dans l’urne… et vous avez des chances de gagner des lots offerts par le Ciné festival (affiches de cinéma…).

La liste des gagnants sera prochainement diffusée sur notre site.

 

MOI, Daniel Blake de Ken Loach – jeudi 24 novembre 2016 –

En mai dernier Ken Loach a reçu la palme d’or pour le film de ce soir. C’est la seconde fois qu’elle lui était décernée, après celle qui avait couronné « Le vent se lève  » en 2006.                      Ils ne sont que 8 réalisateurs à avoir reçu 2 fois la récompense cannoise : on citera parmi eux Coppola, Kusturica, les frères Dardenne, Haneke… C’était la 13ème participation de Ken Loach à la compétition officielle, et la 18ème fois qu’il présentait un film à Cannes.

A tout juste 80 ans, le réalisateur britannique n’a pas perdu la rage de sa jeunesse. Lui, le héros du cinéma social anglais, continue à produire un cinéma militant, efficace et profondément humain.

Lors de la projection à Cannes on a entendu des propos désobligeants « film naïf, facile, manichéen ». Mais le jury présidé par George Miller a tenu à récompenser ce réalisateur engagé qui donne la parole à ceux que l’on n’entend jamais.

Il y a 2 ans, à la sortie de son film précédent « Jimmy’s Hall », il avait annoncé sa retraite. Mais, exaspéré par ce qu’il nomme « la cruauté consciente de la politique de David Cameron », il décide de porter à l’écran une histoire qui s’inspire de témoignages de centaines d’hommes et de femmes. En effet, avant de tourner, Ken Loach et Paul Laverty, son scénariste attitré depuis 20 ans, ont mené une enquête sur le terrain. Ils se sont rendus dans un grand nombre de villes et villages des Midlands, ils ont visité plusieurs banques alimentaires ; ils ont parlé avec des victimes d’un système qui, de manière cynique, se débarrasse des plus pauvres. Raconter l’histoire de ces gens, pris entre l’humiliation, la révolte et la soumission, devenait, pour eux, une évidence.  Mais le plus gros enjeu, dit Ken Loach, était le casting. Grand directeur d’acteurs, qu’ils soient novices ou professionnels, il a fait appel à l’humoriste anglais Dave Johns pour incarner Daniel Blake ; par sa simple présence, modeste, pudique, teintée d’humour, il fait sentir toute une existence.

Dave Johns vient de la même ville que le personnage : Newcastle ; son père était menuisier ; il connaît les difficultés des survivants de l’état-providence anglais, torpillé par Margaret Thatcher. Ken Loach en a fait un homme digne, le titre-même du film permet d’affirmer Daniel Blake en tant qu’individu : MOI, Daniel Blake. Et dans la dernière phrase du film deux mots résonnent : un homme, un citoyen. Les dialogues percutants de Paul Laverty, tour à tour drôles et cruels, accompagnent cet homme dans un cycle d’absurdités.

Hayley Squires, comédienne de théâtre, est, elle aussi, éblouissante de naturel. La scène de la banque alimentaire dans laquelle on voit toute sa souffrance, évoque autant l’Angleterre victorienne que celle d’aujourd’hui : la violence sociale est hélas la même. Lorsqu’on demande à Ken Loach si un film est capable de faire changer les choses, voici ce qu’il répond : « non, mais il peut ouvrir les yeux, encourager un point de vue, agir sur les consciences ». Sa combativité semble bien nécessaire pour pointer les errements de nos sociétés.

Terminons en vous invitant à repérer dans une scène un animal présent dans tous les films de Ken Loach : un chien à 3 pattes …tout un symbole.                                                                                A Cannes on lui a posé la question : « Comment avez-vous fait pour en trouver un tout au long de votre carrière ? » ce à quoi il a répondu « il y en a beaucoup » et il a tenu à préciser « qu’aucun chien n’avait été amputé pour être dans ses films ».
Bonne projection !

Denise BRUNET

 

 

Présentation du Projet Associatif de Toiles Emoi

Jeudi 24 novembre, avant la séance consacrée au film de Ken Loach, Moi, Daniel Blake, le CA de Toiles Emoi présentera le projet associatif qui a été élaboré au cours de l’année. ce sera l’occasion de rappeler les valeurs, les enjeux et les objectifs de l’association pour les semaines et les mois à venir. Merci de votre intérêt pour ce projet, que vous trouverez prochainement en ligne sur ce site.

Les prochains films à l’affiche des séances 7ème art

 

  • jeudi 24 novembre, Moi, Daniel Blake, de Ken Loach, le film qui a valu une 2ème Palme d’or à son réalisateur.
  • jeudi 1er décembre, Réparer les vivants, de Katell Quillévéré, suivi d’une discussion sur le film et sur le don d’organes en présence de l’association France ADOT.
  • jeudi 8 décembre, Comancheria, de David Mackenzie: 2 frères  texans s’improvisent braqueurs de banque à la mort de leur mère. Un film entre western, thriller et comédie.
  • jeudi 15 décembre, Clash, de Mohamed Diab le réalisateur des Femmes du bus 678: à la suite d’une émeute au Caire, des dizaines de manifestants sont embarqués dans un fourgon de police. Un huis-clos qui nous plonge au coeur de l’Egypte contemporaine.
  • jeudi 22 décembre, Saint Amour, de Kervern et Delépine: à l’approche de Noël, ne manquez pas de déguster ce grand cru 2016 en compagnie de Depardieu, Poelvoorde…
  • jeudi 29 décembre, Sing Street, de John Carney: une comédie tout public sur une bande-son des années 80, à ne pas manquer pour les fêtes!

Le 1er décembre, Réparer les vivants suivi d’une discussion sur le Don d’organes

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Soirée 7ème art exceptionnelle le jeudi 1er décembre:

  • à 20h30: le film de Katell Quillévéré tiré du roman de Maylis de Kerangal, Réparer les vivants.
  • après le film, discussion sur le don d’organes avec l’association France ADOT, en présence de Philippe Cochet.

Vous pourrez également participer au Téléthon en achetant une carte-jeu proposée par Toiles Emoi, sur le thème du cinéma, et gagner des affiches de cinéma offertes par Cinéfestival

Nouveau service de covoiturage

  • Vous assistez aux soirées 7ème art du jeudi soir et vous avez des places disponibles dans votre véhicule
  • Vous aimeriez assister aux soirées 7ème art du jeudi soir mais vous n’avez pas de véhicule

Si vous êtes dans l’un de ces deux cas, nous proposons de vous mettre en relation avec un « covoitureur ». Pour cela, contactez nous en indiquant précisément quelle est votre demande ou proposition (lieu, nombre de places…) ainsi que vos coordonnées (adresse mail ou téléphone) soit :

  • au cinéma le jeudi soir
  • par un commentaire sur cet article
  • par un courrier adressé à Toiles Emoi, Cinéfestival, avenue de Verdun, 01500 Ambérieu-en-Bugey

Plus vous serez nombreux à vous manifester , plus l’opération aura de chances de fonctionner!

 

 

Lancement de l’opération Toiles et mômes 2016/2017, dimanche 06 novembre

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Chers adhérents,

n’oubliez pas le lancement de l’opération « Toiles et mômes », le dimanche 06 novembre à 10h15. Pour cette première séance de l’année scolaire: un film pour les grands enfants (à partir de 8 ans) et pour les adultes . Quoi de mieux pour toute la famille qu’un voyage sur une île ensoleillée par un dimanche matin de novembre?

Une découverte sensorielle et une réflexion sur l’écologie qui ne vous laisseront pas indifférents.

Film présenté par Toiles Emoi et suivi de « l’apéro des kids ».