Archives de l’auteur : Danièle Mauffrey

Murina, de Antoneta Alamat Kusijanovic

La réalisatrice de ce film est une jeune femme née le 27 septembre 1985 à Dubrovnik, ville de Croatie située au bord de l’Adriatique et qui vit aujourd’hui à New York. Elle a réalisé en 2017 un 1er court métrage remarqué et primé dans de nbx festivals : Into the blue. Il s’agit de son 1er long métrage, qui a pu voir le jour grâce à différents soutiens , il a notamment été coproduit par M Scorsese.

Son lieu de naissance et le titre de ses 2 films (Into the blue, Murina = murène) nous donnent une indication sur le cadre du film de ce soir. En effet, la mer est une inspiration profonde pour la cinéaste qui passait toutes ses vacances de petite fille sur l’île où habitait sa grand-mère. Elle met en scène une île au large de la Croatie, une île qu’elle ne veut pas filmer comme une carte postale, non pas pour sa beauté mais pour les émotions qu’elle permet d’exprimer. Ainsi, le film n’a pas été tourné sur une seule île mais sur 3 différentes, notamment pour obtenir un paysage dénué d’arbres. Le lieu est beau mais pas confortable, sans ombre pour se cacher ; seule la mer offre alors des refuges, mais qui peuvent aussi être des pièges.

Le sujet de ce film se trouve déjà en germe dans son précédent court métrage et elle en parle ainsi : « Il était important, pour moi, de raconter l’histoire de ces deux générations de femmes piégées dans le machisme et la violence, ce que beaucoup d’entre nous appellent la « mentalité croate ».

L’actrice principale accompagne la réalisatrice depuis ses études de cinéma et elles ont travaillé ensemble pendant 4 ans pour préparer le rôle. Elle est entourée d’acteurs qui ont été choisis pour la soutenir dans ce rôle, dont une star : Cliff Curtis, néo-zélandais qui a tourné dans de nombreux films américains connus (Training day, En eaux troubles…)

Beaucoup de 1er longs métrages ces temps-ci (Hit the road,Lla colline où rugissent les lionnes…) . Bonne découverte et bonne soirée !

 

LA COLLINE OU RUGISSENT LES LIONNES, de Luana BAJRAMI

LA COLLINE OU RUGISSENT LES LIONNES, de Luana BAJRAMI

Luana BAJRAMI est née au Kosovo en 2001. Elle a 7 ans quand ses parents s’installent en France, et 10 ans quand son père l’amène au cinéma pour la première fois. Elle nous raconte « j’étais fascinée, et je déclare à ma mère que je serai actrice et que je ferai des films, et rien d’autre ». Sa mère, très à l’écoute de sa fille, lui achète un camescope rose, l’inscrit à des cours de théâtre et à des castings où l’on s’arrache cette belle petite fille aux grands yeux si expressifs et aux longs cheveux bruns. Et dès lors, elle joue avec les plus grands acteurs, et pour les plus grands réalisateurs. Pour vous la situer je rappellerai au hasard quelques titres de son importante filmographie très variée : Elle joue dans « Ibrahim » d’Abdel Bendaher, avec Laurent Lafitte dans « l’heure de la sortie », une servante enceinte dans «  le portrait d’une jeune fille en feu » de Céline Sciamma.

A 17 ans elle passe son bac avec mention très bien et n’a pas 20 ans lorsqu’elle tourne le film que vous découvrez ce soir et qui d’emblée est présenté en 2021 au festival de Cannes dans la sélection La quinzaine des Réalisateurs.

Son film est à la fois une ode à la jeunesse et un hommage vibrant et sensuel au Kosovo, à son village de Pleshina où elle revient chaque année retrouver sa cousine et ses amies d’enfance. Et elle est frappée par le fossé entre la prison de carcans sociaux dans laquelle sont enfermées ses amies, et la liberté dont elle jouit en France. Son film exalte le courage et la détermination de ses amies, et elle se demande si elle est légitime pour être leur porte-parole…

Peut être sentirez vous comme un parfum des films de Sofia Coppola ou de « Mustang » de Deniz Ergüven ?

Et vous allez admirer de magnifiques comédiennes, filmées parfois caméra à l’épaule par une réalisatrice très jeune certes, mais qui sait déjà fort bien choisir ses cadrages.

Marion Magnard

Hit the road, Panah Panahi

Hit the road, de Panah Panahi

J’ai le plaisir de vous inviter à assister ce soir à la naissance d’un cinéaste. Certes son patronyme est déjà très connu, puisque son père Jafar Panahi est un célèbre réalisateur faisant partie de la Nouvelle Vague iranienne, dont vous avez probablement vus Trois visages, Taxi Téhéran ou Hors jeu.

Mais c’est du fils qu’il est question ce soir, Panah Panahi. Vous imaginez bien qu’il est tombé dans le cinéma quand il était tout petit et qu’il assisté aux tournages de son père, il a ensuite fait des études de cinéma et a toujours bénéficié du soutien et des conseils de son père. Mais ce film lui a déjà permis de se faire un prénom. Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2021, il a été très remarqué. Il en a lui-même écrit le scénario en s’inspirant de l’expérience d’un de ses amis. En effet, le film s’apparente à un road movie familial mais on sent très vite que le voyage en question n’est pas un simple départ en vacances. Néanmoins je n’en dirai pas plus sur le sujet que vous allez découvrir par vous-mêmes.

Quelques mots sur la musique : les chansons que vous entendrez dans le film sont des tubes avec lesquels les Iraniens ont grandi avant la révolution islamique de 1979, chansons interdites aujourd’hui par le régime en place.

Quant aux acteurs : ceux qui interprètent les parents sont des acteurs de théâtre à qui le huis clos dans la voiture convient très bien. L’enfant âgé de 6 ans au moment du film, avait déjà tourné dans une série à succès, et vous devinerez en le voyant qu’il a fallu beaucoup d’énergie pour le diriger.

Un film qui alterne entre tendresse et agacement, cadres étroits et paysages grandioses, conte et drame, humour et mélancolie mais qui dégage toujours une impression d’authenticité.

Le carrosse d’or, Jean Renoir, 12 mai 2022

Le Carrosse d’or, Renoir, 1952

Après 2 ans d’annulation pour cause de pandémie, nous sommes ravis de retrouver cette année le festival de théâtre au LP, et d’en faire l’avant-première ce soir au cinéma.

Pour ce lever de rideau, nous avons sélectionné un film qui n’est pas en lien direct avec une des pièces présentées, mais qui nous emmène d’une manière flamboyante dans l’univers du théâtre, grâce notamment à une actrice haute en couleurs, Anna Magnani. Il s’agit d’un film de Jean Renoir, réalisateur que nous aimons beaucoup, qui a des liens avec notre ville puisque, pendant la 1ère GM, il a appris à piloter à Ambérieu. Réalisateur qui est régulièrement programmé ici : La Grande Illusion il y a quelques années, et La Bête Humaine il y a quelques semaines. Le film de ce soir est plus tardif que les 2 précédents (1937/1938) dans la carrière de Renoir et fait partie d’une trilogie consacrée au monde du spectacle avec French cancan et Elena et les hommes. Le projet lui a été proposé par des producteurs italiens après le désistement de Luchino Visconti, mais il est destiné au public anglo-saxon. Renoir l’a accepté avec quelques conditions : l’utilisation du Technicolor (seulement le 2ème film en couleurs de Renoir) et l’enregistrement du son en direct alors que le cinéma italien pratiquait toujours la postsynchronisation

Renoir a tourné Le Carrosse d’or en langue anglaise ; le film a ensuite été doublé en français, mais Renoir n’a pas supervisé cette étape. Il était contre le doublage, qu’il qualifiait de « procédé barbare » et considérait la version anglophone comme la seule version de son film. La mauvaise qualité du doublage a d’ailleurs été soulignée par les critiques à la sortie du film et Renoir a tenu à présenter la version anglophone à la cinémathèque française.

Le film est l’adaptation d’une comédie de Prosper Mérimée, Le Carrosse du Saint Sacrement. Cette pièce parue en 1829 s’inspire d’un personnage réel, une célèbre comédienne péruvienne du XVIIIème s surnommée « la perra chola » (traduction littérale « chienne de métisse, puisque le mot « chola » désigne les métisses indiennes d’Amérique du Sud), personnage que l’on retrouvera dans d’autres œuvres sous le nom de La Périchole. On peut d’ailleurs faire un lien avec le festival puisque Offenbach a repris ce thème dans un opéra-bouffe. Mais Renoir transforme la pièce de Mérimée en un hommage à la commedia dell arte, au théâtre en général et surtout à son actrice principale. A propos d’elle, Renoir dit : Si j’avais eu affaire à une actrice de genre bourgeois, mon film eût risqué de tomber dans la mièvrerie. Avec Magnani, le danger était d’aller trop loin dans ce qu’il est convenu d’appeler le réalisme. Sa réussite dans ce rôle est évidente. Sa bouleversante interprétation me força à traiter le film comme une pantalonnade. Un autre atout qu’elle m’apportait était sa noblesse. Cette femme habituée à interpréter des rôles de femmes du peuple déchirées par la passion fut parfaitement à son aise dans les subtilités d’une intrigue de cour[.

Mais il dit aussi bien d’autres choses dans un bref entretien paru sur le site de l’INA que je vous recommande vivement car vous y retrouverez la diction inimitable de Renoir et des anecdotes truculentes sur le tournage. En attendant, je vous souhaite une bonne soirée avec ce film qui tisse des liens très étroits, dès le premier plan, entre le théâtre et la vie !

Renoir présente Le Carrosse d’or

Citoyens du monde, Gianni di Gregorio

C’est en 2008 que Gianni DI GREGORIO, acteur et scénariste, réalise son premier film, « le déjeuner du 15 aout ». C’est l’histoire d’un retraité qui chouchoute sa vieille mère, mais néglige de régler ses charges de copropriété. Et le syndic promet d’éponger ses dettes s’il prend en charge sa propre vieille mère. Et c’est également en 2008 que Matteo GARRONNE demande à Gianni Di GREGORIO de travailler avec lui au scénario de GOMMORA, et que les deux hommes se lient d’amitié.

Et au cours d’un repas quelques années après, les deux amis parlent des retraités italiens qui s’expatrient au Portugal, d’un niveau de vie moins élevé, dans l’espoir que leur maigre pension leur permettra de mieux vivre . Et Matteo GARRONNE dit à Gianni  : « Toi qui excelles dans les films de vieux, c’est un thème pour toi ! ».

Gianni le prend au mot, s’attaque au scénario et décide de l’élargir en incluant le personnage d’Abu jeune migrant africain qui a traversé l’Afrique et la Méditerranée dans l’espoir de trouver un monde meilleur. Et vous serez heureux d’apprendre que c’est grâce à ce qu’il a gagné au tournage que Khalid le vrai migrant qui a joué son propre rôle a pu s’installer au Canada.

Et vous allez voir ce soir, dans le pur esprit de la comédie à l’italienne drôle et tendre, les aventures  d’un jeune africain et de trois vieux copains italiens (dont « le Professeur » joué par le réalisateur) dans leur tentative de devenir « des citoyens du monde ».

Marion MAGNARD

Nightmare Alley, de Guillermo del Toro

Nightmare alley

Les hasards de la programmation de TEM, d’une semaine à l’autre, nous emmènent parfois dans des univers cinématographiques totalement opposés, ou d’autres fois nous plongent dans des mondes qui se ressemblent, parce que le cinéma capte aussi l’air du temps et que les films qui sortent au même moment parfois se télescopent. Ainsi : aucun lien entre les bergers islandais d’il y a 15 jours et le tortionnaire d’Abou Grahib rencontré chez Paul Schrader. Et pas de rapport non plus entre ce tortionnaire mutique et maniaque et les bonimenteurs de ce soir. Et pourtant, 2 points communs au moins entre le film de ce soir et celui de la semaine dernière : un objet, ?, le détecteur de mensonge ; un acteur, ? , Willem Dafoe.

Après un film empreint d’une certaine naïveté, La forme de l’eau, Guillermo del Toro nous revient avec un hommage au film noir dont tous les critiques saluent la grande élégance visuelle. On y retrouve tous les éléments du genre : les jeux d’ombre et de lumière la manipulation, la trahison, le suspense, la femme fatale, les méandres de la nature humaine… Son précédent film présentait un monstre physique, celui-ci met en scène des monstres moraux.

Le film est l’adaptation d’un roman de 1946, Nightmare Alley (Le charlatan dans la traduction française), déjà adapté en 1947. Il est composé de 2 parties, la première, située dans le monde forain des années 30, peut rappeler le célèbre film de Tod Browning, Freaks. La 2ème, située dans le New York art déco de la haute bourgeoisie, idéal auquel aspire le personnage, évolue plus précisément vers le film noir.

Du côté du casting, le personnage principal, escroc discret mais ambitieux, est campé par Bradley Cooper, qui arbore une moustache à la Eroll Flynn dans la 2ème partie du film. On retrouve Cate Blanchett et Roney Mara, qui avaient joué ensemble dans le film de Tod Haynes, Carol. Mais on croise également Ron Perlman, Willem Dafoe, Toni Collette…

Profitez pleinement de la beauté visuelle de ce film dans lequel on peut contempler chaque plan comme on admire un tableau, tout en s’interrogeant sur la noirceur de l’âme humaine. Des films comme celui-ci, nous rappellent que le cinéma, avec un grand C, mérite bien le qualificatif de 7ème art.

 

The card counter, de Paul Schrader

 

The Card Counter, de Paul Schrader –   24 février 2022 –

Présentation de Marion Magnard

Paul Schrader est né en 1946 aux USA, dans le Michigan. La sévérité extrême de son éducation calviniste marquera profondément sa vie et son œuvre.

Ses parents prohibant la fréquentation des salles de cinéma, ce n’est qu’à 18 ans qu’il ose braver l’interdit. Son premier contact se trouve être un dessin animé et le film suivant lui procure une impression de malaise devant la violence des images qu’il découvre. Malgré ces débuts décevants, Paul décide de devenir critique de cinéma. Ses Maîtres (il n’a pas choisi les plus joyeux ) sont Ozu, Dreyer et surtout le français Robert Bresson. Ce n’est pas par hasard que vous verrez dans le film de ce soir un plan des doigts du joueur de poker rappelant le même plan du « Pickpocket » de Bresson.

Paul Schrader entame ensuite une brillante carrière de scénariste avec les plus grands cinéastes, il est notamment le scénariste de « Taxi Driver » de Martin Scorsese, dont il restera le scénariste favori, et qui dira de lui qu’il était en fait le coréalisateur de Taxi Driver.

A partir de 1978, Paul Schrader se lance dans la réalisation et ses films, comme American gigolo, la Féline, Mishima, …oscillent entre rigorisme moral et fascination pour les interdits.

Dans The Card Counter, vous allez admirer ses délicats mouvements de caméra, ses effets de ralenti, notamment lorsqu’il veut retenir l’attention du spectateur. Et vous allez apprécier l’association de la musique de Robert Levon Beam et de sonorités diffuses, souffles, échos et respirations.

Le joueur de poker, William Tell, lourd de son passé, est interprété magistralement par l’acteur guatémaltèque Oscar Isaac.

Quant au jeune Tye Sheridan, qui joue Cirk, vous l’avez découvert à 12 ans aux côtés de Brad Pitt dans The Tree of Life de Terrence Mallik, et en 2013, vous l’avez revu dans l’excellent Mud de Jeff Nichols, il jouait un des adolescents découvrant une barque dans les branches d’un arbre sur une ile du Mississipi.

Dans The Card Counter, la mauvaise conscience d’un homme fait écho à celle d’un pays traumatisé par ses guerres. Mais vous allez connaitre aussi un moment de poésie lorsque William Tell et La Linda se promènent la main dans la main dans le parc d’attractions inondé d’incroyables couleurs.

Pour la petite histoire, je précise que Tiffany Haddish, qui joue La Linda, vient d’avoir six mois de retrait de permis de conduire pour s’être endormie au volant en pleine ville et avoir insulté le policier qui l’avait réveillée pour la verbaliser.

Mes frères et moi, de Yohan Mance

 

Ce soir nous vous présentons un film atypique sur les jeunes de banlieue. Le réalisateur  Yohan Manca ne souhaitait pas une approche documentaire. « Je veux montrer , dit-il,  ce qu’il y a de beau et de romanesque dans les quartiers populaires. » On n’entendra pas de rap mais des airs d’opéra de Verdi , de Donizetti et la très belle musique composée pour le film par le Libanais Bachar Mar-Khalife.

Après seulement 3 courts-métrages, Yohan Manca, qui est aussi comédien et metteur en scène de théâtre, réalise son 1er long métrage,  choisi au festival de Cannes de l’an dernier dans la catégorie « Un certain regard ». Il l’a tourné en 16mm; il n’a pas voulu utiliser le numérique, la pellicule contribuant à restituer un point de vue doux et poétique.

Yohan Manca n’a pas fréquenté d’école de cinéma, il a gardé en tête les mots de :  » pour apprendre à faire du cinéma regardez les films » . Suivant ces conseils , il est allé admirer les films de Fellini, de Scola. Ses  sources d’inspiration se situent dans les banlieues  italiennes  des années 60-70. Sa référence à la comédie italienne est évidente. Il a arrêté l’école assez tôt, mais n’a pas oublié le professeur de français qui lui a fait  découvrir le théâtre à 14 ans. « Ce professeur a changé ma vie dit-il ». Pour ce 1er film, son souhait est de  concentrer toute  l’attention du spectateur sur « l’art qui sauve dit-il, sur l’art  qui peut pulvériser les frontières ». Il choisit l’opéra, considéré, à tort , comme élitiste mais qui compte de nombreux amateurs dans les milieux populaires  surtout si les racines familiales sont italiennes. D’origine  espagnole par sa mère, italienne par son père, le réalisateur a vécu dans une famille  où la musique avait toute sa place , mais dit-il , les disputes aussi. Il ignore ce qu’est une fratrie unie comme dans son film; il  n’a que  des demi-frères.

« Mes frères et moi » est une libre adaptation de la pièce de théâtre » Pourquoi mes frères et moi on est parti » de Hédi Tillette de Clermont- Tonnerre. Yohan Manca avait eu l’occasion de monter et de  jouer cette pièce. Toutefois le film est très éloigné de la pièce.  Il s’apparente à un album de souvenirs qui distille un sentiment de nostalgie. Les images d’un chez-soi immuable bien que lieu de passage, alternent avec les escapades du jeune Nour  et de ses frères.

Nour est  interprété par Maël Rouin-Berrandou, il a déjà joué dans  des téléfilms. Pour  ce film, avant le tournage,  il a pris des  cours  avec un professeur de chant lyrique de manière assez intensive. Parmi les frères   on remarquera Sofian Khammes, ami d’enfance du réalisateur. Jusque là on lui avait surtout proposé des rôles de délinquants. Enfin dans le casting  n’oublions pas la talentueuse Judith Chemla qui représente la main tendue dont on a besoin  dans ces quartiers. Pour la petite histoire Judith a été la compagne du réalisateur. Il  l’avait connue , lorsque , chanteuse lyrique, elle interprétait « La Traviata » au théâtre des Bouffes du Nord. Puis en 2007 elle est entrée à la Comédie française et depuis elle continue une carrière à la fois au théâtre et à l’opéra.

Ce film  est d’une grande sincérité dans son propos, pétri de bons sentiments…  touchants,  et il envoie un message positif sur le thème  des quartiers défavorisés.

Denise Brunet

Les ciné-clubs Art et Essai du Lycée de la Plaine de l’AIN

Dans le cadre du développement de son Pôle cinéma, qui se traduira par la création d’une spécialité Cinéma-Audiovisuel, en plus de l’option facultative, à la rentrée 2022, le Lycée de la Plaine de l’AIN a mis en place un Cinéclub. Il se décline en 3 versions:

– « Cinéclassique »: environ 1 séance par trimestre à l’Espace 1500

– « Cinécités »: environ 1 séance par trimestre au lycée, animée par des jeunes d’UNICITÉS, autour d’un film ou d’extraits traitant de sujets de société

– « Ciné Art et Essai »: 1 séance par trimestre au Cinéfestival, un jeudi à 18h30. Ces séances sont ouvertes à tous, elles proposent un film d’art et essai récemment sorti, qui est présenté par des élèves d’option Cinéma et par un enseignant de cinéma. Depuis septembre, 2 séances de ce type ont été programmées avec la projection des films Ride your wave et First Cow. Une bonne occasion de partager notre passion du cinéma!