
Tout d’abord quelques mots sur la maladie dont parle le film et qui doit son nom au médecin neurologue Gilles de La Tourette, né en1857 dans la Vienne.
Le Syndrome Gilles de la Tourette est une maladie génétique qui survient dans l’enfance, il touche plus souvent les garçons que les filles et disparait la plupart du temps à l’âge adulte. Il concerne 1 personne sur 2000 voir 1 personne sur 200, si l’on comptabilise les formes mineures.
Le syndrome se manifeste par des tics c’est-à-dire des mouvements involontaires. Ces tics moteurs peuvent quelquefois être associés à des tics sonores comme des reniflements, des raclements de gorge ou des toussotements. Dans une proportion moindre, ces tics sonores peuvent être des répétitions de mots et plus rarement la répétition de mots vulgaires ou obscènes. Enfin d’autres troubles du comportement peuvent être associés au Syndrome de Gilles de la Tourette comme un déficit de l’attention, une hyperactivité ou des troubles obsessionnels compulsifs.
Eh bien John Davidson, le héros du film coche toutes les cases : la maladie ne l’a pas quittée à l’âge adulte et il présente une propension involontaire à dire des mots grossiers.
John Davidson est né en Ecosse en 1971. À l’époque, on savait que le syndrome de la Tourette existait, mais très peu d’informations étaient accessibles au grand public et ses parents étaient démunis. Contraint de quitter l’école sans diplôme à l’âge de 16 ans, John Davidson va consacrer sa vie à lever les tabous et tous les a priori qui entourent la maladie. Outre-Manche, John Davidson est un visage bien connu de ses compatriotes. En 1989, alors qu’il est encore adolescent, il fait l’objet d’un documentaire intitulé John’s Not Mad diffusé sur la BBC, qui a fait connaître le syndrome de Gilles de la Tourette. Il a ensuite participé à plusieurs autres documentaires sur le même sujet à l’âge adulte. Toute son existence, il a milité et s’est investi auprès des enfants et des adultes atteints du SGT, en créant et animant des groupes de soutien à travers l’Écosse. En 2019, il sera décoré l’Ordre de l’Empire Britannique par la Reine Elizabeth en reconnaissance de son engagement.
C’est précisément par cette scène que le réalisateur, Kirk Jones a choisi de débuter le film. Kirk Jones est né en 1964 à Bristol en Angleterre et s’est formé au Pays de Galles à la réalisation de films et publicités à la Newport Film School où il remporte un concours national destiné aux étudiants en cinéma.
Après avoir obtenu son diplôme, il débute dans le secteur de la publicité à Londres. Il signe près d’une centaine de spots pour des marques internationales telles que Mercedes, Absolut Vodka, Heinz, The National Lottery, Reebok, HSBC ou Coca-Cola et reçoit de nombreux prix prestigieux. Il réalise aussi des longs métrages, qui ont été plébiscités par le public comme Vieilles Canailles (Waking Ned) en1998 où 2 compères tentent de soudoyer un gagnant du loto, Nanny McPhee en 2005 dans lequel Emma Thompson joue une nourrice aux allures de sorcière.
On lui doit également Everybody’s Fine en 2009 avec Robert De Niro puis Ce qui vous attend si vous attendez un enfant, avec Cameron Diaz et Jennifer Lopez en 2012.
Kirk Jones a toujours été fasciné par l’histoire de John Davidson. Il a souhaité en faire un biopic format comédie dont le titre initial I Swear signifie Je jure.
Pour interpréter John Davidson adolescent, Kirk Jones a choisi Scott Ellis Watson qui fait ses débuts au cinéma dans un rôle principal. C’est robert Aramayo connu pour avoir incarné Elrond dans la série télévisée Le Seigneur Des Anneaux qui interprète John adulte.
Doris Orlut









