Archives de catégorie : Séances du jeudi soir

The dead don’t die, Jim Jarmusch

The Dead Don’t Die, Jim Jarmush

Si vous êtes ici ce soir, c’est que vous avez sans doute déjà entendu parler de ce film. En effet, il a été à l’honneur au festival de Cannes dont il a récemment fait l’ouverture, et il n’était pas le seul film de zombie présent sur la Croisette, puisque les festivaliers ont également pu voir Zombi Child, de Bertrand Bonello, situé en Haîti, terre des sortilèges vaudou.

Jim Jarmusch a 66 ans et il fait des films depuis 1980. Au cours de sa carrière, il s’est essayé à tous les styles de façon souvent décalée, sans jamais s’enfermer dans les limites d’un genre. Dans sa filmographie je retiens en particulier Dead man, entre western et « river movie » où Johnny Depp dérive sur une rivière en territoire indien sur la musique de Neil Young, en 1995 ; Ghost dogavec Forest Whitaker éleveur de pigeons et tueur à gages philosophe, en 1999 ; Only lovers left alive, avec son couple de vampires dandys, ayant traversé les siècles en cultivant leur amour de la musique et de la littérature entre Tanger et   Détroit.

Jim Jarmusch fait partie de ces cinéastes qui aiment s’entourer d’une « famille » d’acteurs avec lesquels ils tournent de film en film. Dans le film de ce soir on va retrouver , entre autres, Adam Driverqui a joué dans PatersonBill Murray,qui jouait dans Coffee and cigarettes, Broken flowers, The limits of control ; Steve Buscemi, qu’on a vu dans Mistery Train, Dead man, Coffee… ; les chanteurs Iggy Pop(Dead man, Coffee…) et Tom Waits(Down by law, Mistery Train, Coffee…)ainsi que Tilda Swinton (Broken Flowers, The Limits of control, Only lovers…). Jarmush sait utiliser ses acteurs dans des emplois inhabituels, et le film de ce soir n’est pas en reste et donne l’impression que cette bande de vieux  copains s’est bien amusée dans ses rôles de déterrés ou de pépères plus ou moins tranquilles. 

Les films de zombies, comme beaucoup de films de genres, sont généralement l’occasion d’un regard sur la société de leur époque. Lorsque Georges Romero réalise en 1968 La Nuit des morts vivants, film culte du genre, il y met ses convictions politiques : il parle indirectement de la ségrégation (son héros noir est abattu par la police qui le prend pour un zombie) et de la guerre du Viet Nam. D’autres films utilisent le genre pour tourner en dérision la société de consommation, ou encore la folie des scientifiques. On peut voir aussi dans le film de ce soir la satire d’une Amérique réactionnaire.

Mais avant tout, ce film est une comédie, voire une farce, à prendre au 4èmedegré. Il s’agit plus d’une parodie que d’un film profondément engagé. Jim Jarmusch s’est manifestement amusé à parodier ses prédécesseurs et à disséminer dans son film tout un tas de références peut-être pas toujours évidentes à décrypter. Je souhaite que cette pochade vous amuse et vous fasse passer un bon moment ! 

Les Oiseaux de passage

Nous vous proposons ce soir un film tourné dans le désert très aride du Nord-Est de la Colombie, où vit une communauté d’Indiens : les Wayuu : tournage compliqué dans des conditions climatiques très dures: aux tempêtes de sable a succédé un énorme orage qui a détruit 2 plateaux de tournage. Cela n’a toutefois pas découragé le jeune réalisateur colombien, âgé de 38ans: Ciro Guerra et sa coréalisatrice: Cristina Gallego: elle est également sa productrice, et à l’heure qu’il est, son ex-épouse.

Il s’agit de leur 4ème long métrage, il a été sélectionné aux Oscars 2018 pour représenter la Colombie.Leur film précédent » L’Etreinte du serpent » sorti en 2015 avait été très remarqué.Ciro Guerra n’est pas très connu par nous , mais la profession a bien remarqué son talent; actuellement il préside à Cannes le jury de la semaine de la critique.

Jusqu’en 2003, la production cinématographique était très rare en Colombie: 2 films par an au maximum; mais l’an dernier on en a dénombré 40 grâce à une loi de soutien au cinéma colombien, sur le modèle de la loi française.

Quand on évoque le nom de ce pays , à l’évidence on ne pense pas spontanément au cinéma mais plus volontiers aux cartels de la drogue et à sa figure de proue : Pablo Escobar, 2 films viennent d’ailleurs de lui être consacrés.Toutefois, ni le cinéma , n i la télévision ne se son t intéressés aux origines du trafic de drogue. Jusqu’alors le narcotrafic était un sujet tabou dans le cinéma colombien.Ciro Guerra et Cristina Gallego ont pensé qu’il était temps de montrer les racines du mal afin( je les cite) « de comprendre où nous en sommes aujourd’hui ».

Quand on demande au réalisateur de classer son film dans un genre il répond »Pour moi , c’est un film de gangsters, mais il veut aussi être un western, une tragédie grecque, et également un conte de Gabriel Garcia Marquez« .Il paraît donc bien difficile de le caractériser et c’est aussi ce qui en fait sa richesse.

Il démarre comme un récit ethnographique sur la tribu amérindienne des Wayuu, se poursuit comme un « Scarface »colombien selon le schéma grandeur et décadence, et évolue vers un conte teinté de surnaturel.La narration se divise en 5 actes , 5 chants , ce qui accentue le parallèle avec la tragédie grecque.

L’ethnie Wayuu est la plus répandue en Colombie, ils sont actuellement 500.000 environ; leur territoire est la seule enclave amérindienne jamais conquise par les Espagnols, auxquels ils ont résisté,.C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont été peu à peu repoussés dans ce désert très inhospitalier.Coupés de la civilisation par leur mode de vie, ils pratiquent des rites ancestraux et une culture uniquement orale .Dans le film , les messagers symbolisent cette tradition orale.Ils ont établi leur propre système juridique qui repose sur les clans familiaux.Leur concept de l’honneur est étrangement similaire au code régissant la mafia.Autre originalité: c’est une des dernières sociétés matriarcales de la planète.Traditionnellement les femmes prennent les décisions importantes et portent le poids du groupe social.

Cette communauté d ‘Indiens a été ravie que des cinéastes colombiens évoquent leur histoire de la fin des années 60 au milieu des années 80.Ciro Guerra a tenu à mêler des comédiens professionnels à des non-professionnels qui ont pu faire part de détails , d’anecdotes issus de leur propre expérience.Ajoutons que le film est inspiré d’une histoire vraie.Le titre colombien » Les Oiseaux d’été » est devenu « Les Oiseaux de passage », titre emprunté à un poème de révolte de Jean Richepin, poète, auteur dramatique, journaliste de la fin du XIXème siècle.Ce long poème nous est connu dans sa version abrégée puisqu’elle a été mise en musique par Georges Brassens.

Il nous reste à découvrir ce que les cinéastes ont nommé « l’engrenage maléfique », tout en désignant clairement les coupables.

Denise Brunet

Les Eternels

Les ETERNELS , de JIA ZHANGKE – 20 mai 2019

JIA  ZHANGKE est né en Chine en 1970, dans la province de Shanxi au nord de Pékin. Il commence des études de peinture, puis hésite entre  Littérature et  Cinéma. Il écrit un roman, puis  s’inscrit à l’Académie du Film de Pékin. En 1997, il en sort diplômé et tourne des courts métrages.

Le développement  dans les années 80 / 90 du téléphone portable et de l’internet entraîne une sorte d’abaissement des barrières entre les pays. Et les chinois voient  les films de leurs voisins, Taïwan,  Hong Kong et Inde. 

JIA ZHANGKE  réalise, avec de très faibles moyens, ses   premiers longs métrages sur la réalité de la Chine d’aujourd’hui.  ZHANGKE  n’est pas un rebelle, mais il n’est pas non plus « aligné ». Il n’a pas peur de porter un regard personnel sur son pays. Ses films ne sont pas interdits, mais ils ne sont pas  diffusés. Alors  ZHANGKE  trouve d’autres circuits et ses films sont  présentés hors de  Chine et notamment en France, d’abord au festival des 3 Continents de Nantes (il faut noter la réactivité culturelle de cette ville),  puis à celui de Cannes. 

« A touch of sin » a remporté le prix du scénario au festival de Cannes 2013, et  « Au-delà des Montagnes » le Carrosse d’Or de la quinzaine des Réalisateurs en 2015. Les qualités du cinéaste étant maintenant reconnues mondialement, il  n’a plus désormais en Chine   de problème de distribution. Toutefois, la critique chinoise a tendance à contester de plus en plus son analyse de la situation économique et de là politique du pays.

Le titre anglais des  ETERNELS, son 8èmefilm,  « Ash is purest White » est l’équivalent  de :   « rien n’est plus blanc et pur que la cendre ». Vous allez voir  un grand film,  noir, puissant,  avec une première partie   à la Martin Scorcese, et la deuxième évoquant plutôt Wong  Kar Waï.  Et les personnages circulent  dans l’histoire de la Chine du 21èmesiècle  comme les personnages de Balzac  dans  la France du19ème …Vous trouverez aussi quelque chose d’assez rare dans les films asiatiques : de l’humour mais un humour un peu sec, un peu cinglant. La mise en scène, le cadrage, sont  superbes. 

Certains réalisateurs ont connu une véritable complicité avec une de leurs interprètes : Godard et Anna Karina, Fassbinder et Hanna Schygulla, Max Ophuls et Danielle Darrieux, André Téchiné et Catherine Deneuve. Et comme Cassavetes a rencontré Gena Rowlands,   ZHANGKE a découvert  ZHAO TAO, danseuse de formation, comédienne d’une extraordinaire justesse,  qui est devenue son alter ego puis sa femme. Tous les critiques conviennent qu’elle porte littéralement le film. Et l’on voit évoluer  à la fois la Chine, le cinéaste (qui a mis trois ans à la réalisation) et  l’actrice, dans un film qui est à la fois policier, romantique, mélodramatique,  politique et philosophique.

L’accueil au Festival de Cannes 2018 a été mitigé, certains, enthousiasmés, lui attribuaient  indiscutablement la Palme, d’autres n’ont pas accroché, trouvé le film trop long, trop dense, trop brouillon, et n’ont pas apprécié les « sauts de temps » qui découpent  les 16 années où se déroule  le film.

Et le Jury de Cannes  a attribué  la Palme au film japonais « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore Eda, et  décerné aux Eternels son « grand prix du Jury ».

C’est ça l’amour, Claire Burger

C’est ça l’amour  ? Voilà  le titre que la réalisatrice Claire Burger aurait souhaité donner à son film, qui , selon elle, pose une question plus qu’il n’affirme.C’est son 1er long métrage en solo.Elle a participé à d’autres réalisations comme « Party girl », caméra d’or à Cannes en 2014.Elle est également l’auteur de 4 courts-métrages remarqués  dont « Forbach », consacré à sa ville natale : c’était d’ailleurs son film de fin d’étude à la Femis.

Elle situe également à Forbach l’histoire que nous allons découvrir.Le scénario, très structuré, s’inspire de son histoire personnelle.Elle a d’ailleurs tourné dans la maison où elle a passé son enfance.Pour préparer le film, elle a invité les acteurs à s’immerger dans le quotidien de sa propre famille afin de s’imprégner d’une ambiance qu’elle souhaitait traiter à l’écran

Claire Burger nous fait partager la crise d’une famille ordinaire et sa capacité à se reconstruire.Dans « Nos batailles », que nous avons vu en novembre, Guillaume Senez s’était déjà emparé du sujet de l’éloignement d’une femme, d’une mère, et nous avions découvert Romain Duris , désormais seul maître à bord.Claire Burger traite le sujet de manière différente axant sa caméra sur les réactions de chacun au cœur de la famille.Face à l’amour, chaque personnage incarne une position différente.

La réalisatrice pense  que , par le passé,  on a trop réprimé les émotions, la sensibilité, voire la fragilité des hommes ; elle a voulu ici rendre hommage à la tendresse des hommes et par là même à celle de son père.Elle a pour habitude de ne travailler qu’avec des acteurs non-professionnels, mais pour jouer le rôle du père elle a choisi le comédien Bouli Lanners qui , cependant n’est pas lui-même  père dans la vraie vie.Au festival du  cinéma européen des Arcs, il a reçu le prix d’interprétation masculine.C’est un comédien belge de 54ans.

Afin d’instaurer une grande complicité entre les acteurs, Bouli Lanners a reçu à son domicile les 2 débutantes  qui l’entourent : Justine Lacroix très émouvante et la pétillante Sarah Henoehsberg.Pendant un week –end ils ont vécu une vraie vie de famille.Claire Burger a donné à ses actrices les prénoms de ses artistes fétiches : Frida en l’honneur de Frida Kahlo , peintre mexicaine (il y a quelques années nous avions vu  un film sur sa vie , sa carrière) et Niki en l’honneur de Niki de Saint Phalle, artiste peintre et sculptrice.

Dans le film , il est question d’une pièce de théâtre que la réalisatrice était allée voir à Nanterre il y a quelques années.Le dispositif était un peu particulier puisque la pièce se créait avec les habitants d’une ville.Chaque participant devait trouver une phrase qui le raconte.Cette pièce a été  recréée à Forbach pour le film : des gens appartenant aux différentes couches de la société et à différentes communautés ont été recrutés.Claire Burger a tenu  ainsi à  affirmer l’importance de la culture, créatrice aussi de lien social.

Je vous souhaite de passer  une bonne soirée grâce à cet éloge de la paternité doublé d’une chronique sur l’adolescence.

Denise Brunet

Vice, de Adam Mac Kay

Vice, de Adam Mac Kay

Le biopic est un genre très répandu au cinéma, notamment dans le cinéma américain, et parmi les personnages dont la vie est retracée dans ces films, les personnages politiques ont une place de choix. Pour illustrer cela, rappelons quelques exemples célèbres, sous la forme d’un petit jeu (je vous donne la date et l’acteur principal/vous me donnez le film):

  • 1982, Ben Kingsley
    • Gandhi, de Richard Attenborough
  • 1992, Denzel Washington
    • Malcolm X, de Spike Lee
  • 2004, Michel Bouquet
    • Le promeneur du champ de mars, de Guédiguian
  • 2007, Helen Mirren
    • The Queen, de Stehen Frears
  • 2009, Sean Penn
    • Harvey Milkde Gus van Sant
  • 2011, Leonardo Di Caprio
    • J Edgar,de Clint Eastwood
  • 2011, Denis Podalydès
    • la conquête de Xavier Durringer
  • 2012, Meryll Streep 
    • la Dame de fer, de Phyllida Lloyd
  • 2012, Daniel Day Lewis
    • Lincolnde Spielberg
  • 2018, Gary Oldman
    • Les heures sombres, de Joe Wright

Parmi ces biopics, on peut distinguer 2 grandes catégories : ceux qui tracent un portrait  hagiographique du personnage, en montrant son parcours tourmenté pour faire aboutir ses idées (Gandhi, Harvey Milk,film sur Mandela) et ceux qui cherchent à mettre en évidence les failles intimes de ces personnages publics (Le promeneur, J Edgar…)

Comme l’indique son titre, avec le jeu sur le mot « vice » qui, pour une fois,  fonctionne aussi bien en anglais qu’en français, le film de ce soir entre plutôt dans la 2èmecatégorie pour retracer le parcours de Dick Cheney. Ceci n’est pas surprenant quand on sait qu’Adam Mac Kay a suivi une formation de théâtre, mais a commencé sa carrière professionnelle dans l’émission télévisée de Michael Moore, appelée « L’Amérique de Michael Moore, l’incroyable vérité », émission qui avait pour but de dénoncer hommes d’affaires sans scrupules et politiciens verreux. Par la suite, dans le show télévisé « Saturday night live » puis dans ses films il a appliqué la recette suivante : injecter une dose de dénonciation dans un propos résolument comique. Ce n’est qu’à partir du film The big short (sur la crise des subprimes, avec Christian Bale, déjà), qu’il inverse les proportions en injectant une dose de comédie dans un propos résolument engagé.

Mac Kay parvient ici à éviter l’académisme qui guette souvent le genre, grâce à plusieurs éléments :

  • le jeu de Christian Bale et sa transformation physique extraordinaire (il a pris 20kg et s’est rasé les cheveux), transformation qui est devenue le passage obligé de tout biopic et une véritable fabrique à Oscar (Gary Oldman, Daniel Day Lewis, Helen Mirren, Meryl Streep, ou encore cette année Olivia Colman pourLa Favorite )
  • mais surtout, des choix de mise en scène originaux : les récits face caméra, la narration prise en charge à la 1èrepersonne, le mélange d’images de statuts différents
  • un montage original, non linéaire, à suivre jusqu’à la fin du générique qui révèle une dernière surprise
  • et enfin un cameo très original : saurez-vous le repérer ?

Réponse: le « cameo » était constitué de quelques clichés des radios cardiaques du réalisateur, qui a lui-même fait un infarctus pendant le tournage! (on les aperçoit après la 1ère opération de Cheney dans le film)

Les Invisibles, Louis-Julien Petit

« Les invisibles » est le 3° long metrage de Louis-Julien Petit, c’est un film militant au même titre que ses 2 films précédents:, d’ailleurs le metteur en scene est souvent qualifié par les critiques de « KEN LOACH » français

– le 1er, « Discount » a remporté « le Valois du public » au Festival du film francophone d’Angouleme, Ce film traitait des marchandises, invendues et détruites par les super-marchés

Il me plait de penser qu’il a quelque part inspiré la loi de 2015 exigeant que les super-marchés ne détruisent plus les invendus mais les remettent aux associations caritatives
Malheureusement l’actualité de la semaine démontre, une fois de plus, que certains oublient de respecter cette loi.

-le 2°, « Carole Mathieu » réalisé pour ARTE , met en scène une médecin du travail face au mal-être au travail

Le cadre du film de ce soir, « LES INVISIBLES » est la fermeture programmée d’un centre d’accueil pour femmes « sans domicile », en raison de l’absence de résultats en terme de réinsertion, donc non rentable. Nous suivons le combat des travailleuses sociales pour les réinsérer. Le réalisateur s’est inspiré d’un livre et d’un documentaire de Claire Lajeunie qui a passé un an, en tant que bénévole , dans un centre d’accueil pour femmmes  

Au côté des acteurs professionnels notament CORINE MASIERO qui participait déjà à « Discount »,et « Carole Mathieu », et dont on connait les engagements,de NOEMIE LVOVSKY, AUDREY LAMY,et  DEBORAH LUKUMUENA , une quinzaine d’actrices non professionnelles, qui ont connu la rue, et dont vous trouverez les interwievs dans le magazine « CAUSETTE » de janvier

Les invisibles ce sont tous ces gens que nous ne voyons plus, ou que nous ne voulons pas voir. Peut-Être avons-nous peur de devenir comme eux, comment supporterions nous le regard des autres sur nous? Vivre dans la rue c’est, endurer le froid, la fain, le manque d’hygiene.supporter le regard des autres. Vivre dans la rue c’est encore plus dur pour les femmes qui pour la plupart ne veulent pas aller dans les centres d’Accueil. En effet, ceux-ci etant mixtes, elles risquent constament d’être agressées. Elles restent dans la rue, se cachent en essayant d’être invisibles.

Dans notre pays « developpé » :

– pres de 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté

– on compte 7 % de travailleurs pauvres

  • il y a près de 4 millions de personnes très mal logées
  • pres de 200 000 personnes sont sans abri, dont 2000 meurent chaque année dans la rue

Ce sont tous ceux-la dont nous parle ce film, des travailleurs sociaux , des bénévoles,et des associations caritatives, sans tomber dans le pathos mais avec humour.

Pour terminer, je voudrais vous lire d’édito du magazine, »CAUSETTE » qui nous parle simplement d’une de ces invisibles