Ad Astra de James Gray

L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète.

Le titre du film, Ad Astra, en latin, signifie « vers les étoiles » et constitue un raccourcis de la formule « Ad Astra per Aspera » qui pourrait se traduire par « vers les étoiles, à travers la difficulté ».

James Gray est américain de 50 ans. C’est réalisateur et scénariste de films plutôt intimistes, il n’est pas habitué à des grands spectacles. C’est son 7ème film :
• Little Odessa (1994),
• The Yards (2000),
• La nuit nous appartient (2007),
• Two Lovers (2008),
• The Immigrant (2013)
• The Lost City of Z (2016).

On retrouve les thèmes déjà abordés dans ses précédents films :
• d’un côté la figure tutélaire du père
• de l’autre, le voyage vers l’inconnu pour s’en affranchir.

The Lost City of Z se déroulait au fond de la jungle amazonienne où une explorateur était à la recherche d’une cité perdue.
Ad astra et The Lost City of Z sont 2 films qui constituent les deux faces d’une même histoire, celle d’une quête existentielle incarnée par un héros, inadapté à son monde, qui part toujours plus loin à la recherche de réponses pour découvrir ce qu’il peut y avoir au bout.

Dans cette quête de l’inconnu, on ne peut s’empêcher de penser à Apocalypse Now.
Concernant l’espace et sa finitude ou son infinitude, sa difficulté d’appréhension, on ne peut non plus s’empêcher non plus de penser à 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick.
Et Brad Pitt dans une scène nous rappelle Solaris d’Andreï Tarkovski.

On pourrait penser que cela va être un film de science fiction et le voir comme un grand spectacle, ce n’est pas le cas, ce qui est recherché avant tout, ce sont les émotions aussi diverses soient-elles (solitude, émerveillement, incompréhension…)
Ici on ne parle pas de science fiction mais de science future factuelle. On essaie d’être dans un forme de réalisme.
La Lune est vue comme un réseau d’avant poste. Mars est vu comme une base scientifique de la même manière qu’une base antarctique actuelle.
Ce n’est pas un film de dimension technique, la dimension méta-physique est « presque le prétexte » de ce film.

Les acteurs que l’on ne présente plus :
• Brad Pitt : le fils Roy McBride
• Tommy Lee Jones : le père Clifford McBride
• Donald Sutherland : Colonel Thomas Pruitt
• Liv Tyler : Femme de Roy McBride
• Ruth Negga : Helen Lantos, peut-être incarne-t-elle la vérité ?

La musique des compositeurs Max Richter et Lorne Balfe (collaborateur de Hans Zimmer) ajoute les dimensions voyage vers l’inconnu, réflexion, analyse voire introspection.
• Churchil
• Gemini man
• The last man on the moon
• Good morning england

Le mot du soir : sonate