Archives mensuelles : février 2019

Adieu à l’un des fondateurs de notre association


JEAN LOUIS DAGUET, l’un des quatre fondateurs de notre association, nous a  quittés le 10 février 2019. 


Musicologue de formation,  homme d’une profonde humanité, il a travaillé dans les services sociaux puis est devenu, avec sa compagne Marie Claude FIORINIcodirecteur de la MJC d’Ambérieu, à laquelle ils ont donné un souffle nouveau. Il est peu d’évènements culturels à Ambérieu qui ne porte son empreinte.  Passionné de cinéma, il donnait sans mesure de sa personne pour la bonne réalisation de tous les projets de notre association, projets  qu’il avait fortement contribué à créer. 

TOILES-EMOI tient à présenter à Marie Claude Fiorini et à sa fille Amélie toutes ses très sincères condoléances,  et à témoigner sa reconnaissance à Jean-Louis pour sa chaleureuse participation à la vie de l’association”

#ADOCINE, un événement à ne pas manquer!

Du 23 au 31 mars, Toiles Emoi organise avec différents partenaires un événement qui se propose de tisser des liens entre adolescence et cinéma.

Au menu, des activités pour les adolescents, de 12 à 18 ans:

  • à la MJC: un atelier de cinéma le week-end du 23/24 mars (de 9h à 18h), précédé d’une réunion d’information et de constitution de groupes le 16 mars à 10h. Atelier gratuit, encadré par un professionnel, matériel fourni. Inscription à l’adresse adocine2019@gmail.com Attention, nombre de places limité!
  • au cinéma: un mercredi après-midi au cinéma avec un film et des activités à imaginer. Nous recrutons une équipe d’adolescents souhaitant organiser ce moment. Inscription pour participer au comité d’organisation à l’adresse adocine2019@gmail.com

Mais aussi, pour tous, du 27 au 31 mars, une dizaine de films sur le thème de l’adolescence, des rencontres avec des professionnels, une cinéconférence…

Programmation complète à venir!

Les Frères Sisters de Jacques Audiard

C’est à un western atypique que nous vous convions.Jacques Audiard, le réalisateur de « 120 battements par minute », de Deephan, qui a remporté la palme d’or à Cannes en 2015, de »De rouille et d’os » pour ne citer que ses films les plus récents, J.Audiard , oh surprise ! signe son 1er film américain.

Il l’a tourné avec des comédiens américains parce que , dit-il, « c’est leur histoire, leur culture »; et c’est d’ailleurs à l’initiative d’un acteur américain John Reilly, qui joue l’aîné des frères Sisters dans le film.En effet J.Reilly a souhaité qu’Audiard adapte le roman du CanadienPatrick De Witt intitulé : Les Frères Sisters.:il met en scène des tueurs à gages au service d’un parrain local: le Commodore.

Dans une première partie , le réalisateur respecte les conventions du western: dans les années 1850, en pleine ruée vers l’or, des hommes forts , courageux, poussiéreux, chevauchent l’ouest américain de l’Oregon à la Californie (en fait le film a été tourné en Espagne et en Roumanie , mais on s’y croirait).On est alors plongé dans un Far West impitoyable.

Puis les frères rencontrent leurs cibles : un autre tandem dont on suit en parallèle le chemin vers la Californie.Cette rencontre va provoquer un changement de ton, une parenthèse utopique, inédite dans un western.Les personnages vont se parler , se questionner,écrire, lire, tout cela est étranger au genre western. Audiard va explorer la relation complexe entre les 2 frères et , selon lui, le film évolue vers un conte intimiste sur la fraternité, l’amitié.On remarquera dans le générique la dédicace au frère aîné du réalisateur ,décédé.

La musique composée par Alexandre Desplat suit cette évolution: on passe d’une musique heurtée, jouée notamment, sur un violon électrique, à des sonorités plus harmonieuses.A.Desplat est un compositeur de talent, il a reçu l’an dernier l’Oscar pour la musique du film  » La forme de l’eau ».

Denise Brunet