Archives mensuelles : mars 2017

« Et les mistrals gagnants  » de Anne-Dauphine Julliand-30 mars 2017-soirée en partenariat avec le club Kiwanis

 

Introduction rapide du film afin de laisser suffisamment de temps à

  • Véronique Plassard pour la présentation du Kiwanis, de ses actions.
  •  Vincent Gache, chercheur à l’INSERM : Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale

La réalisatrice Anne-Dauphine Julliand nous offre sa  première expérience de tournage avec le film de ce soir. Agée de 44 ans, journaliste de formation, et mère de 4 enfants, elle a commencé d’abord un travail d’écriture, en publiant son 1er livre en 2011 « 2 petits pas sur le sable mouillé » après le décès d’une de ses filles, atteinte d’une maladie rare. Puis en 2013 paraît « Une journée particulière ». Le succès de ces 2 ouvrages a conduit Anne-Dauphine Julliand à passer derrière la caméra afin de poursuivre son travail. Elle a exposé, à des associations en charge d’enfants malades, à des réseaux de soignants son projet : entrer dans le quotidien d’enfants malades sans que le sujet du film soit la maladie. Elle a laissé le soin aux équipes médicales de lui présenter des familles, des contacts ont été noués ; aucune famille n’a exprimé de refus .

Chaque histoire a été tournée l’une après l’autre, dans des lieux différents, par une équipe réduite à 3 personnes et avec une seule caméra ; avant le tournage, les 5 enfants ne se connaissaient pas.

Le souhait de la réalisatrice était simplement d’accompagner les enfants en trouvant la juste distance, et surtout de retranscrire cette dynamique d’énergie optimiste propre aux enfants .
Son film nous invite à retrouver notre âme d’enfant et à vivre pleinement l’instant présent, comme le font tous les enfants.

Denise Brunet

Toiles et mômes: Graines de champion

 

 

Dimanche 26 mars à 10h15, vous pourrez voir, avec vos enfants à partir de 8 ans, un documentaire consacré à trois enfants sportifs de haut niveau: l’un pratique l’escrime, l’autre le sumo, la troisième, la danse.

Un sujet rare pour un film à hauteur d’enfant, présenté par Toiles Emoi et suivi de l’apéro des mômes!

 

Correction du questionnaire remis lors de la séance:

DANS LE FILM

rUBen

naSTya

CHiKara

Quel est le nom du documentariste ?

Simon Lereng Wilmont

Victor Kossakovski

Simon Lereng Wilmont

Quel sport pratique l’enfant ?

L’escrime

La danse

Le sumo

Quelle est sa plus grande di culté ?

Son caractère

Sa musculature

La peur de décevoir son père

Les parents sont-ils présents dans le documentaire ?

NON

NON

OUI

L’enfant a-t-il des amis en dehors de son sport ?

NON

NON

OUI

L’enfant pleure-t-il de déception ?

OUI

OUI

OUI

L’enfant s’entraine-t-il dur ?

OUI

OUI

OUI

L’enfant
se muscle-t-il ?

NON

OUI

OUI

Voit-on l’enfant échouer (pendant un match
ou un entrainement) ?

OUI

OUI

OUI

L’enfant tombe-t-il sur plus fort que lui (elle) ?

OUI

OUI

OUI

L’enfant
se blesse-t-il ?

OUI

NON

OUI

L’enfant s’exprime-t-il en voix-o ?

NON

OUI

OUI

Voyons-nous l’enfant à l’école ?

NON

OUI

NON

Le réalisateur est-il visible à l’image ?

NON

NON

NON

L’enfant s’adresse-t-il à la caméra
(en la regardant) ?

NON

NON

NON

Y a-t-il
des ralentis ?

OUI

OUI

OUI

Séance 7ème art à la MJC jeudi 23 mars

 

A événement exceptionnel, soirée exceptionnelle. Le jeudi 23 mars, notre séance 7ème art sera délocalisée à la MJC d’Ambérieu à l’occasion de la présentation du film Munen, en présence d’une délégation venue de Fukushima. 6 ans après le tragique accident qui s’est produit là-bas, vous pourrez voir un film d’animation original réalisé par des habitants du lieu et échanger avec eux sur cet événement et ses conséquences.

Une soirée à ne pas manquer, qui ouvrira la biennale des cultures du monde consacrée cette année au Japon!

Manchester by the sea de Kenneth Lonergan – 14 mars 2017-

Manchester by the sea est le nom d’une ville côtière du Massachussets, au Nord-Est des Etats-Unis, à la lisière du Canada. Station balnéaire, port de pêche aux maisons de brique, aux zones urbaines sans attrait, il y fait froid et gris l’hiver. Dans ce décor se déroule l’action du film. Le héros a grandi dans une de ces familles ouvrières, nombreuses dans la ville, il y a vécu.

Le réalisateur Kenneth Lonergan, âgé de 54 ans, très célèbre aux Etats-Unis, reste injustement méconnu en France. Dramaturge, coauteur de nombreux scénarios, il a déjà réalisé deux films de bonne facture « Tu peux compter sur moi » nommé aux Oscars en 2000 et « Margaret » en 2008. Ses films racontent toujours des vies confrontées à des tragédies imprévisibles. De l’avis de tous, son 3ème long métrage en 16 ans : « Manchester by the sea » surpasse les autres. C’est lui qui l’a écrit et réalisé à la fois.

Suscitant une forte émotion, c’est même un des films les plus bouleversants de l’année.               « Que font les gens quand la vie prend une tournure terrible et qu’ils ne peuvent plus rien y faire, voilà la question que pose mon film » dit K.Lonergan. Toutefois, il ne nous donne pas toutes les clés de lecture dès le début, ce qui explique qu’on ait quelque peine à « accrocher ». Mais bien vite de nombreux flash-back distillés avec beaucoup de subtilité sont autant de révélations successives. L’effet de surprise est totalement maîtrisé.

Lonergan analyse des sentiments aussi complexes que la culpabilité, la responsabilité, l’amour fraternel, dans cette Amérique déclassée ; mais on  n’en sort pas du tout accablé, au contraire dit un critique « on a envie de serrer ses proches dans ses bras à la sortie ». par ses thèmes : le deuil, les liens familiaux, l’héritage, le film se rapprocherait d’un mélo,  mais sans aucun pathos. Lonergan sait tisser avec délicatesse le passé et le présent, la mémoire et la nécessité d’être là, de rester debout. On comprend dés lors qu’il ait reçu l’Oscar du meilleur scénario original, après avoir obtenu plusieurs Golden Globes dont celui du meilleur film dramatique, du meilleur scénario, du meilleur réalisateur. Pour couronner le tout, ce film est une leçon d’interprétation. Casey Affleck incarne Lee, un jeune homme enfermé dans son corps, imperméable au monde qui l’entoure, rongé par un passé enfoui. Casey Affleck vient d’être récompensé par l’Oscar du meilleur acteur. Initialement Matt Damon devait tenir le rôle et réaliser le film, mais en raison d’un agenda trop chargé, il a cédé sa place? Finalement, il sera l’un de ses producteurs.

Michelle Williams, qu’on a vue il y a quelques années dans « Shutter Island » se révèle magnifique en incarnant l’ex-épouse de Lee ; la séquence où ils se rencontrent par hasard tous les deux, est remarquable, tout comme celle du commissariat.

L’humour, la décontraction sont apportés par un jeune acteur de 17 ans : Lucas Hedges, dans le rôle du neveu. Sa fraîcheur se marie parfaitement avec la tristesse inconsolable de l’oncle.

Ajoutons la précision des cadres, las beauté de la photographie de Jody Lee Lipes, l’utilisation savante des grands morceaux de musique classique.

A l’évidence, le nom de Kenneth Lonergan va enfin traverser les frontières et je vous souhaite de passer une bonne soirée avec le plus beau de ses trois films.

Denise Brunet

Tempête de sable de Elite Zexer

Tempête de sable de Elite Zexer

Cette séance est proposée dans le cadre de la journée internationale de la femme.

Pour cette présentation, en hommage aux femmes, je me suis imposé un exercice : utiliser, autant que faire se peut, des mots féminins.

Elite Zexer est une réalisatrice et scénariste israélienne de 37 ans. Après plusieurs réalisations cinématographiques courtes, « Tempête de sable » est sa première longue réalisation.

Pour comprendre la genèse de cette réalisation, il faut retourner un dizaine d’années en arrière.
Sa mère est photographe, Elite accompagne sa mère photographier des femmes bédouines dans le désert du Néguev (partie sud d’Israël). Elles font la rencontre d’une jeune femme qui doit aller se marier. Voici ce que nous rapporte Elite :
« Ma mère et moi avons accompagné une jeune femme lors de son mariage avec un inconnu qu’elle épousait pour satisfaire sa famille, alors qu’elle aimait un autre homme en secret. Quelques minutes avant de rencontrer son futur époux pour la première fois, elle s’est tournée vers moi et m’a confié : « Cela n’arrivera jamais à ma fille. » À cet instant, j’ai su qu’il fallait que je fasse ce film. »

Avant de passer à la réalisation longue, Elite Zexer tourne « Tasnim » qui lui servira à découvrir la culture bédouine. Cette réalisation courte lui vaudra de nombreuses récompenses internationales.
L’écriture de « Tempête de sable » a pris 4 années car ne connaissant pas suffisamment la culture bédouine, elle a du s’imprégner de ses traditions, de ses croyances, de ses coutumes mais également de sa langue.
L’histoire est inspirée de faits réels, Elite Zexer l’a écrite en s’obligeant à la rendre aussi vraie que possible, non seulement parce que cela correspond à sa forme d’expression, mais aussi parce qu’elle ressentait l’obligation de représenter avec justesse les personnes rencontrées.

L’impossibilité de faire tourner les bédouins (et encore moins les femmes qui ne peuvent être filmer) a obligé Elite Zexer à travailler avec des actrices arabes.
Ces dernières ont du apprendre la forme locale de l’arabe bédouin. Elite Zexer ne parlant qu’hébreu et anglais a du diriger ces actrices par des gestes et des sensations. « C’était presque comme une épure, dans le sens où ça ne reposait pas sur des mots mais sur des émotions ».

Elite Zexer a veillé à n’être inspirée que par la vie locale et non par d’autres œuvres, même si elle dit adorer l’œuvre d’Asghar Farhadi « Une séparation ».

Tempête de sable a reçu le grand Prix au festival de Sundance, dans la section films étrangers, ainsi que de nombreux César en Israël, les Ophirs.

L’intention principale d’Elite Zexer pour cette réalisation était de d’arriver à connecter les spectateurs et spectatrices à une société, une communauté bien qu’elle ne soit pas la leur.
Elle dit avoir voulu « être universelle et pas ethnographe ».

Je vous souhaite une bonne séance inspirée par des femmes, réalisée par une femme pour des femmes et des hommes.

Sortie à la cinémathèque des pays de Savoie et de l’Ain

L’association Toiles Emoi propose une sortie autour d’Annecy pour visiter la cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain, le mardi 16 mai 2017. Cette sortie est réservée en priorité aux adhérents, mais il n’est pas trop tard pour adhérer!

Attention, inscription obligatoire avant le 05 avril 

Pour en savoir plus et vous inscrire, téléchargez le bulletin ci-dessous.

Sortie Annecy-5

Cinéfamille le 08 avril à 10h: Les Schtroumpfs

 

Après Tous en scène, Toiles Emoi vos propose , en partenariat avec l’association familiale, une 2ème séance de Cinéfamille le samedi 08 avril à 10h, avec le film Les Schtroumpfs et le village perdu.
Le principe: un film qui vient de sortir, à un tarif attractif, réservé aux adhérents de l’association Toiles Emoi et de l’association familiale.

Parents, grands-parents, oncles, marraines… profitez-en tous pour aller au ciné avec vos petits! En plus, l’apéritif est offert à la sortie!

Schtroumpfs

 

 

Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste

 

IL A DEJA TES YEUX – 2 mars 2017-

Il y a 8 ans, le 9 mars 2009, Lucien JEAN – BAPTISTE était venu à Ambérieu nous présenter son film  La première étoile  à l’ouverture du Festival « Premiers Regards ». Et nous n’avons pas oublié ce réalisateur noir, drôle, chaleureux.

Lucien JEAN-BAPTISTE est né à la Martinique en 1964. Il a 3 ans quand sa famille part s’installer dans la région parisienne. A l’école, il rêve d’être comédien mais fait des études dans la publicité et travaille pendant dix ans dans l’évènementiel au Palais des Sports à Bercy. A 30 ans, il lui arrive un drame dont il ne veut pas parler, la mort de son fils. Il éprouve alors le besoin de donner un autre sens à sa vie : Il arrête Bercy, réussit le difficile concours de la « Classe libre » du Cours Florent et commence ensuite une carrière d’acteur au Théâtre du Lucernaire . Mais il gagne surtout sa vie en doublant les acteurs américains notamment Will Smith. Il joue de plus en plus souvent au cinéma (comme La vraie vie des profs où il est le directeur, Possession où il joue l’agent immobilier assassiné avec toute sa famille au Grand Bornand) et dans des séries de télévision ( Scènes de ménages ,  Alice Nevers…).

En 2008 il se lance dans la réalisation avec  La première étoile l’histoire un peu autobiographique d’un père africain qui amène sa famille aux Sports d’hiver. Et d’emblée c’est le prix du Festival de l’Alpe d’Huez et un gros succès public . Ses deux films suivants, 30 ° Couleur et  Dieu merci  sont aussi inspirés de sa vie. Il a également réalisé un documentaire Pourquoi nous détestent ils, « nous » étant les musulmans, les juifs et les noirs…

Et ce soir, vous allez voir une jolie comédie où tous les acteurs sont excellents, depuis le bébé étonnamment expressif, jusqu’à la truculente grand-mère jouée par Marie Sohna Condé, en passant par le réalisateur lui-même, son ami Michel Jonasz, la ravissante actrice sénégalaise Aïssa MagaÏ, la toujours juste Zabou Breitman et Vincent Elbaz en irrésistible pote ringard.

Ils sont d’autant plus naturels que le réalisateur leur a laissé la plus grande liberté. Et quelquefois les dialogues ont été carrément improvisés par les acteurs…

Je crois que vous allez passer une excellente soirée.

Marion Magnard