Archives mensuelles : avril 2015

Hungry Hearts

Ce film est le 4ème long métrage du réalisateur italien Saverio COSTANZO.              Impressionné par le roman de son compatriote Marco FRANZOSO, roman intitulé : « l’enfant indigo », il décide de l’adapter au cinéma un an et demi après l’avoir lu, mais il transpose l’intrigue à New York. Il a vécu dans cette ville plusieurs années et souhaite que ses personnages évoluent dans cette mégapole où on se perd et où on ressent aussi de la solitude. Il n’a pas eu besoin de relire le récit pour écrire le scénario, en une semaine seulement. Il se souvenait du moindre détail. Le titre de ce roman intrigue : « l’enfant indigo ». C’est une expression très récemment employée, née à la fin du XXème siècle : elle désigne un enfant qui posséderait des aptitudes psychologiques et spirituelles particulières, voire des pouvoirs paranormaux. Toutefois, ce n’est pas l’enfant qui intéresse Saverio COSTANZO, mais plutôt comment un couple peut être à la fois uni et séparé par un enfant.

Tout commence par une rencontre dans un drôle d’endroit, puis l’histoire comique se poursuit par une romance et ensuite elle bascule. Ces différents registres sont guidés par l’évolution du regard que les personnages portent l’un sur l’autre. Tout est question de regard dans ce film et le cinéaste sait capter les émotions exprimées par ses acteurs que sont : Alba ROHRWACHER qui joue le rôle d’une mère protectrice, mais au-delà du raisonnable, disons plutôt obsessionnelle et Adam DRIVER, père incroyablement compréhensif et débordant d’amour pour son épouse fragile et même inquiétante. Les deux comédiens ont été justement récompensés au festival international du film à Venise et ils ont obtenu les prix d’interprétation féminine et masculine.

La première scène, très drôle, peut surprendre mais elle est importante, elle préfigure la sensation d’enfermement qui parcourt le film. Cette atmosphère étouffante fait penser parfois à Rosemary’s Baby de Polanski. Les plans en grand angle dans des lieux confinés ajoutent encore au malaise.

La force du film vient également du fait que le réalisateur alterne les points de vue sur l’attitude ce cette jeune mère. Les arguments des uns et des autres nous paraissent plausibles et le spectateur est ainsi amené à se faire sa propre idée.

Vous remarquerez également le décalage entre un décor, des vêtements très années 60 et par contre le discours très actuel du bien-être pur, de la peur d’une nourriture malsaine, de la peur de la pollution, des médicaments…                                                                                                                              Film singulier, délicat.

Denise BRUNET

 

Birdman – soirée 7ème art du jeudi 16 avril 2015

Alejandro Gonzalès INARRITU est né à Mexico en 1963.

A 21 ans, il anime à la radio une émission très populaire de musique  Rock puis devient directeur de la  station. Il commence parallèlement des études de cinéma. On lui offre ensuite un poste de   directeur artistique à Télévisa, un grand groupe audiovisuel, et  il commence à réaliser des courts métrages publicitaires.

En 1991 il crée « Zeta Films », sa propre société de production,  et compose des musiques de films.  Il part ensuite aux USA se former sur la direction d’acteurs. Et après s’être fait la main avec quelques moyens métrages, il réalise  en 2000 son premier film, « Amours chiennes », histoire des répercussions d’un dramatique accident de voiture à Mexico sur une dizaine de personnages très disparates.

Suit   « 21 grammes », poids perdu par le corps au moment de la mort.  Encore un épouvantable accident de voiture, mais cette fois à New York, qui meurtrit   Sean Penn, Naomi Watts,  Benino Del Toro et Charlotte Gainsbourg, qui en font des tonnes,  beaucoup plus que 21 grammes certes, mais des tonnes tellement bien jouées et dirigées que le film est une parfaite réussite.

Puis ce sera  « Babel », tourné au Maroc, avec un excellent  Brad Pitt, sobre, mais particulièrement émouvant,  sur  les conséquences  tragiques d’un seul coup de feu  sur la vie de  quatre groupes de personnes de cultures très différentes.

Et après quelques expériences diversifiées avec d’autres réalisateurs comme  Ken Loach et Wim Wenders, Inarritu réalise «  Biutiful », portrait d’un homme en chute libre, avec un prodigieux Javier Bardem, dont vous n’avez pas oublié le désespoir devant le résultat catastrophique de son aide ( d’ailleurs intéressée )à des  clandestins.

Et vous voyez ce soir « Birdman »,  son cinquième film, adapté d’une pièce de théâtre, elle-même tirée d’une nouvelle de Raymond Carver.

Inarritu a construit ce film, totalement atypique, pour donner au spectateur  l’impression d’un seul et unique plan, qui dure quand même  1 heure 50,  et  une dimension théatrale, avec de lents mouvements de caméra.   Ce choix délibéré a entraîné une tension énorme pour les acteurs, contraints à une espèce de course relai et à  un intense travail d’équipe,  puisqu’il n’y avait guère de possibilités  de faire des prises supplémentaires, d’autant plus que tout était tourné dans l’ordre chronologique.

Réalisateur et acteurs se sont livrés   à un travail approfondi en amont pour étudier les personnages,  avant un tournage en 30 jours à New York, et spécialement à Broadway, le quartier des théâtres. Et vous allez retrouver  Naomi Watts et Edward Norton, tous deux excellents.

Mais bien sûr, le film repose sur Michael Keaton (dont le vrai nom est Michael Douglas, mais vous devinez pourquoi il a dû prendre un pseudo). Il habite littéralement le personnage du   Birdman d’Inarritu, comme  il l’avait fait pour celui de Batman dans les deux films de Tim Burton dont vous a parlé Fabrice Calzettoni mieux que je ne saurais le faire.  Et c’est l’histoire de sa vie qu’il joue, un homme marqué par un rôle dans lequel on l’identifie.

Mais alors que dans sa vraie vie,  Keaton  continue à jouer avec les plus grands cinéastes, comme Tarentino, Soderbergh ou Barbet Schroeder, dans  Birdman, il  cherche désespérément un rôle qui lui permette de  retrouver la gloire, ou au moins cette célébrité fulgurante que chacun peut espérer depuis  l’avènement du net.

La bande-son  est l’œuvre du mexicain Antonio Sanchez, l’un des meilleurs batteurs du monde. Le rythme est intimement  lié aux mouvements de la caméra et au cheminement intérieur des personnages.

Et je vous laisse  découvrir les créatures  tourmentées manipulées par Inarritu, réalisateur humaniste et pessimiste,  oserais-je dire  «  le plus russe des cinéastes d’Amérique latine » ? Car vous allez voir que chacun des personnages  pourrait sortir tout vif d’un roman de  Dostoïevski…

Un homme idéal

Film de Yann Gozlan

La semaine dernière avec « Big Eyes » de Tim Burton nous étions dans un film où les couleurs avaient une importance extrême. Dans le film de ce soir, ce ne sont pas les couleurs mais la lumière et le sombre qui sont utilisés, le sombre quoi de mieux pour un thriller.

Un thriller, voilà le genre du film de ce soir. Mathieu, jeune homme qui rêve de voir son talent d’écrivain reconnu, travaille comme déménageur. Alors qu’il débarrasse la maison d’un homme seul, décédé, il tombe sur un journal de récit de guerre. Il se décide à reproduire le manuscrit sous son propre nom. Sa vie va changer…

Mathieu, Mathieu Vasseur est joué par Pierre Niney. Pierre Niney (26 ans) démarre très jeune, il commence le théâtre à 11 ans, rapidement il est admis au cours Florent.

À 21 ans il entre en tant que pensionnaire à la comédie française (il sera le plus jeune pensionnaire).

En 2007 et 2008 il joue dans des comédies dans lesquelles il incarne un adolescent (« Nos 18 ans » et « LOL »).

On le retrouve en 2009 et 2011 dans deux films de Robert Guédiguian tout d’abord « L’armée du crime » puis « Les neiges du Kilimandjaro »).

En 2013, dans « 20 ans d’écart » aux cotés de Virginie Efira, il incarne un jeune homme amoureux d’une quadra.

En 2015, Pierre Niney reçoit un César pour son interprétation d’Yves Saint Laurent dans le film éponyme. En 2015 il décide de quitter la comédie française pour se consacrer entièrement au cinéma.

Alice, la conquête de Mathieu est interprétée par Ana Girardot (fille de Hyppolyte Girardot et Isabel Otero). Elle a 27 ans, on l’a vue en 2010 dans « Simon Werner a disparu », puis dans « Amitiés sincères » (avec Gérard Lanvin et Jean-Hugues Anglade) « Cloclo » et très récemment dans « La prochaine fois je viserai le cœur » (avec Guillaume Canet).

Le père d’Alice est incarné par André Marcon. Nous l’avions vu dans le film « 3 cœurs » (B. Poolvorde, C. Gainsbourg, C. Mastroiani) dans le rôle du maire malhonnête. Il joue également le rôle du père de Guillaume dans « Les enfants et Guillaume à table ».

Yann Gozlan

Le premier film de Yann Gozlan, « Captifs » était un film d’épouvante-horreur. Dans son deuxième film il décide de se tourner vers le thriller en posant la question « jusqu’où peut-on aller pour réussir ? Jusqu’à l’enfermement mental ? »

Dans un thriller, pour que le mécanisme fonctionne tout doit être réglé et donc peu ou pas d’improvisation. Pierre Niney a cependant pris une liberté pour renforcer la violence de son personnage dans une scène où il reçoit la réponse de son éditeur. Une frayeur s’est alors diffusée sur le tournage.

L’intrigue, les plans, les symétries, les ellipses temporelles pourront vous faire penser à plusieurs films :

« Plein soleil » de Réné Clément et « la Piscine » de Jacques Deray deux films avec Alain Delon, « le talentueux M. Ripley » (avec Matt Damon inspiré du roman de Patricia Highsmith).

Yann Gozlan dit qu’il a été influencé par le cinéma de Claude Chabrol (Le boucher), d’Hitchcok, de Polanski et de Dominik Moll « Harry, un ami qui vous veut du bien ».

La musique de la compositrice Cyrille Aufort contribue beaucoup à l’ambiance.

À la sortie je vous invite à regarder l’affiche de près et à retrouver les mots mis en lumière.

The Cut

THE CUT

Fatih Akin réalisateur allemand de 41 ans d’origine turc a déjà réalisé une douzaine de longs métrages.

Par exemple, en 2008, il tourne « Soul Kitchen », un grand succès (prix du jury à Venise). En 2009 on lui doit « New York, I love you » avec, excusez du peu :

  • Andy Garcia,

  • Natalie Portman,

  • Orlando Bloom,

  • Ethan Hawke,

  • Julie Christie,

  • John Hurt,

  • Shia Labeouf.

The Cut est le dernier volet d’une trilogie qui selon lui est indissociable.

  • En 2004, le premier volet « Head on » traitait des thèmes de l’Amour : le parcours d’une Allemande d’origine turque qui luttait pour vivre sa vie amoureuse en toute liberté.

  • En 2007, le deuxième volet « De l’autre côté », c’était le thème de la Mort : les destins de six personnages réunis par la mort.

  • Nous voici donc ce soir face au Mal et à la frontière fragile entre le bien et le mal « les démons qui se cachent à l’intérieur de l’être humain, des êtres humains »

Le sujet : 1915, en Anatolie, l’armée turque s’attaque aux arméniens. Nazaret Manoogian, forgeron sera séparé de sa femme et de ses deux filles. Des années après la fin du génocide, il part à leur recherche. Dans cette quête il fera d’étranges rencontres, des anges et des démons. Le film de ce soir n’est pas un film sur le génocide mais il utilise le génocide comme contexte.

Le choix du nom de Nazaret Manoogian n’est pas anodin : tout d’abord le prénom, la religion chrétienne étant majoritaire en Arménie, la référence à Jésus de Nazareth est claire. Le nom Manoogian est le nom de 2 arméniens émigrés aux États Unis :

le 1er un ingénieur a fait fortune et a énormément œuvré pour la communauté arménienne, il est considéré comme un héros en Arménie.

Le second est un professeur de technique cinématographique. Il a eu Martin Scorsese comme élève. Scorsese lui a dédié le film Raging Bull film sur le boxeur Jack La Motta interprété par Robert de Niro.

Concernant le scénario, il a été écrit par Mardik Martin, scénariste américain d’origine arménienne qui n’avait plus écrit de scénario de long métrage depuis 34 ans. Il est à noter que c’est la première fois que sur un film traitant du génocide il y a une association arméno-turque.

Pour ce film, Fatih Akin, avoue avoir été influencé par :

  • Martin Scorsese,

  • Bernardo Bertolucci,

  • le film « America, America » d’Elia Kazan en 1963, (un jeune arménien qui fuit la persécution turque pour émigrer vers les États Unis).

  • la science du cadrage de Sergio Leone,

  • l’utilisation de la lumière de Terrence Malick.

On retrouve 2 acteurs français :

  • Tahar Rahim (33 ans) que l’on a vu beaucoup ces dernières années « Samba », « Le passé », « Grand central » et surtout dans « Un prophète » en 2009 de Jacques Audiard.

  • Simon Abkarian (53 ans) que l’on a pu voir tenir le rôle de Manouchian dans « L‘armée du crime » de Robert Guédiguian, dans « Zero Dark Thirty » (traque de Oussama Ben Laden), « Secret Défense » aux côtés de Gérard Lanvin et Vahina Gioccante et dans la saison 2 de la série Kaboul Kitchen.

Les anges et des démons peuvent vous accompagner pendant la projection.

Quand vient la nuit

Quand vient la nuit – film américain de Michael Roskam

Michael Roskam (de son vrai nom Michael Reynders) est un réalisateur et scénariste belge de 42 ans.

Sa carrière a été lancée en 2011 dès son premier long métrage, Bullhead (tête de taureau), nominé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Le film marquait par son atmosphère très noire, l’originalité, voire l’exotisme de son sujet : un trafic d’hormones dans le milieu des éleveurs de bétail belges, et par l’interprétation brillante d’un jeune acteur de 34 ans, Matthias Schoenaerts, devenu célèbre en France l’année suivante pour son rôle de boxeur père célibataire dans le film de Jacques Audiard « De rouille et d’Os ».

Quand vient la nuit, deuxième long métrage de Michael Roskam, est cette fois une production entièrement américaine, adaptée d’une nouvelle du célèbre romancier Dennis Lehane intitulée « Animal Rescue ».

Pour mémoire, rappelons les précédentes adaptations des romans de Dennis Lehane : Mystic River, de Clint Eastwood (2003), avec Sean Penn et Tim Robbins notamment, Gone Baby Gone de Ben Affleck en 2007, ou encore Shutter Island de Martin Scorcese en 2011, avec Leonardo di Caprio.

Cependant, c’est cette fois Dennis Lehane lui-même qui a adapté sa nouvelle pour en faire le scénario de « quand vient la nuit », à la différence de ce qui s’est passé pour les trois adaptations précédentes de son œuvre.

L’action se déroule essentiellement dans un bar de Brooklyn exploité par la Mafia Tchètchène, qui y dépose son argent sale, et n’apprécie pas de s’être fait braqué la recette d’un soir.

On retrouve l’atmosphère tendue de « Bullhead » et les gros plans sur les corps et les visages.

Le rôle de Bob, le barman est tenu par Tom Hardy, acteur américain connu plutôt jusqu’à présent pour des seconds rôles dans des superproductions telles que The Dark Knight rises (Batman), Des hommes sans loi, Warriors…, et qui endosse le rôle de Mad Max au côté de Charlize Theron dans le prochain opus de la série, qui sortira sur les écrans au mois de mai 2015.

Les fans de la série télé les Soprano seront heureux de retrouver l’acteur américain James Gandolfini dans le rôle du cousin Marv, son dernier rôle au cinéma, puisqu’il est décédé d’une crise cardiaque à l’été 2013, juste après la fin du tournage du film.

Face à Tom Hardy dans le rôle principal, le réalisateur a choisi à nouveau Matthias Schoenaerts pour le rôle d’Eric Deeds.

Michael Roskam et Matthias Schoenaerts se sont connus avant Bullhead, pour le tournage du court-métrage de Michael Roskam « la seule chose à faire », dans lequel Matthias devait jouer le rôle d’un personnage blessé : même avec un plâtre sur le nez, il réussit dans le film à être parfaitement expressif et puissant.

Or, précisément, quand Michael Roskam a choisi Tom Hardy pour le rôle de Bob, il voulait un acteur puissant face à lui pour équilibrer sa force. Comme c’est un ami, Matthias Schoenaerts a accepté ce rôle relativement mince.

Enfin, le rôle de Nadia est confié à Noomi Rapace, actrice suédoise, qui a interprété notamment le rôle de Lisbeth Salander dans une des adaptations du roman Millénium, et qu’on a vue également dans le Prométhée de Ridley Scott (sortie d’un deuxième volet en 2016).

Directeur d’acteurs désormais amarré à l’industrie hollywoodienne, il est probable que l’on reverra souvent sur les écrans les films de Roskam.

Bonne projection !

Vie sauvage

Présenté le 8 janvier 2015

Hier l’humanité toute entière était frappée par la sauvagerie.

Contrairement à ces actes qui veulent attenter à nos libertés, le film de ce soir « vie sauvage » est un film où un père est à la recherche de liberté à n’importe quel prix.

Ce film est inspiré de faits réels dans lequel un père Xavier Fortin, récupère ses 2 fils chez leur mère et part vivre avec eux pendant 11 années au mépris de toute loi. Ce fait divers avait déjà fait l’objet d’un film en avril 2014, « La belle vie » de Jean Denizot.

Le réalisateur Cédric Kahn à qui l’on doit « Une vie meilleure » (L. Bekti, G. Cannet), « Les regrets » (Y. Attal, Valeria Bruni-Tedeschi), « Feux rouges » (JP Daroussin, C. Bouquet).

Dans ce film, il n’a pas voulu prendre partie pour l’un ou l’autre des parents. Il a décidé de mettre les enfants au centre du film. Pour pouvoir faire ce film et faire référence à cette histoire vraie, il a fallu qu’il obtienne les autorisations de la famille Fortin. La famille Fortin avait contractuellement exigé de voir le film avant qu’il soit terminé. On imagine l’angoisse de Cédric Kahn et de son producteur. Au final tous les membres de la famille Fortin signent ensembles au générique.

Après quelques scène en extérieur Cédric Kahn a ressenti la nécessité de filmer avec le minimum pas d’éclairage artificiel et une équipe réduite qui le rapproche du dénuement.

Parmi les acteurs on retrouve :

Les enfants : ils sont nombre de 4 : les 2 frères à des ages différents. 6 mois de casting ont été nécessaires pour trouver des enfants qui devaient être à l’aise dans les conditions de vie décrites dans le film.

Matthieu Kassowitz qui joue le rôle du père a aimé le scénario et a très vite accepté de jouer dans ce film car il partage les convictions du personnage (radical et antisystème) mais aussi pour « payer ses impôts ». Cependant au fur et à mesure du tournage les relations entre Matthieu Kassowitz et Cédric Kahn se sont tendues, à tel point que Matthieu Kassowitz a refusé de faire la promotion du film arguant du fait qu’il avait un emploi du temps surchargé (promo d’un autre film « Un illustre inconnu » ).

Dans le rôle de la mère Céline Salette, une actrice que l’on a vu tenir des rôles intenses ces dernières années dans « l’Apollonide », « De rouille et d’os, », « un château en Italie », « Géronimo (Tony Gatlif) » et « la French » (femme du juge Michel). Après avoir tournée « vie sauvage » elle dit qu’elle aura du mal à aller plus haut dans l’aspect dramatique de son personnage. On la verra bientôt dans le rôle de S. Signoret dans la biopic sur Yves Montand.

Restons dans un monde de libertés plurielles afin de profiter ne n’importe quel type de cinéma !

Whiplash

Whiplash

L’histoire

Andrew Neiman est un jeune batteur de jazz de 19 ans. Il vient d’intégrer le prestigieux Shaffer Conservatory de New York, l’une des meilleures écoles de musique du pays. Aspirant à devenir le nouveau Buddy Rich, il est repéré par le très exigeant Terence Fletcher, enseignant et chef d’orchestre du conservatoire.

Le réalisateur

Le réalisateur Damien Chazelle, est américain il a 30 ans. En 2013 il écrit le scénario et réalise Whiplash sous la forme d’un court métrage qui sera primé au festival du film de Sundance (festival de films indépendants).

En 2014, il décide de faire de Whiplash un long métrage. Il se relance dans l’écriture du scénario et dans la réalisation.

Pendant son adolescence, Damien Chazelle pratique la musique et la batterie pendant 4 dans un conservatoire. Il trouve que la rigueur incarnée par son professeur, nécessaire à l’atteinte de la perfection musicale dans son apprentissage du jazz lui fait penser à un film qu’il découvrait à cette époque : « Full metal jacket » de Stanley Kubrick. Souvenez-vous du rôle du sergent Hartman !

Les scènes sont riches, il voulait que les scènes de musique qui racontent une histoire à elles seules, sans artifice de montage. Il dit s’être inspiré des films de guerre, de trafic de drogue ou d’exploits sportifs Il filme les scènes comme si elles étaient des moments de performance unique. Il veut un engagement total.

Il aime le paradoxe selon lequel l’art, qui est humain par nature peut venir de la souffrance de l’inhumanité (des exemples de leaders de jazz très durs : Buddy Rich, Beny Goodman, Miles Davis). Il désire « Montrer la musique comme quelque chose de physique »

Les acteurs

Le rôle du jeune batteur est tenu par Miles Teller (acteur américain de27 ains) que l’on a vu dans « Divergente » et dans « Projet X » (prononcer la lettre X et non dix). Il est batteur depuis l’age de 15 ans, il a cependant prendre des cours de batterie pour être au niveau attendu dans le film.

Le rôle du professeur est tenu par J.K Simmons (acteur américain de 60 ans). Il a tourné dans des séries notamment New York district et Oz. À partir de 2000, le cinéma vient à lui, il tourne avec Woody Allen (Celebrity), les frères Cohen (Ladykillers, Burn after reading). Il recevra le prix du meilleur second rôle pour son interprétation dans le rôle du film de ce soir (Golden globes, British Awards). Son premier amour était la musique était la musique, il se destinait à être compositeur, Damien Chazell lui permet de se rapprocher de ses premières amours.

Le titre du film fait référence au morceau Whiplash de Hank Levy que vous entendrez à plusieurs reprises dans le film.

Prix

  • Festival du cinéma de Deauville

    • Grand prix

    • Prix du public

  • Festival du film de Sundance

    • Grand Prix du Jury – Fiction américaine

    • Prix du Public – Films de fiction

Bonne séance rythmée !